Nouvelles Acquisitions. Théorie/Art. Mai 2017.

 

 

1/ Juliette Volcler. Contrôle : comment s’inventa l’art de la manipulation sonore. Editions de la Découverte, 2017.

2/Henri Bergson (1859-1941). La pensée et le mouvant. PUF, (1ère édition 1938, 17e édition 2013).

3/Résistance Performed. An Anthology on Aesthetic Strateges under Repressive Régimes in Latin America.
Edition JRP / Ringier, 2015

L’art performatif comme stratégie de résistance en Amérique latine.
Depuis les années 1960 et au cœur de pays comme l’Argentine, le Brésil et le Chili, de nombreux artistes ont manifesté leur résistance face aux régimes dictatoriaux et répressifs à travers la pratique, souvent risquée, de la performance (3Nós3, Elías Adasme, Lenora de Barros, Paulo Bruscky, Antonio Dias, León Ferrari, Gastão de Magalhães, Anna Maria Maiolino, Cildo Meireles, Luis Pazos, Horacio Zabala, Anna Maria Maiolino, Yeguas del Apocalipsis...). Resistance Performed revient sur l’usage de stratégies performatives comme moyen de
déstabilisation hiérarchique et politique et pose la question de leur actualité à l’heure où la performance est r
edevenue un outil de création légitime.

4/Judith Butler et Athéna Athanasiou ; traduit de l’anglais par Charlotte Nordmann. Dépossession.
Editions Diaphanes, 2016

5/Ouvrage collectif; direction éditoriale d’Anna Colin. Sorcières: pourchassées – assumées – puissantes – queer. Editions B.42, 2014.

6/Sous la direction de Giovanna Zapperi. L’avenir du passé : art contemporain et politiques de l’archive.Presses Universitaires de Rennes/Ecole Nationale Supérieure d’art de Bourges, 2016 .

7/Sous la direction de Jean-Paul Fourmentraux. Images interactives : art contemporain, recherche et création numérique. Editions La Lettre Volée, 2016 .

Algorithmiques, interactives, performatives, responsives, opératoires... A l’ère numérique les images changent de forme et de modes d’existence, elles offrent des possibilités d’action autant qu’elles agissent. Produites par des
« machines de vision », objets de numérisation et de calculs, les images engagent des collaborations inédites entre arts, sciences et technologie. Enjeu de recherche et de création, cette transformation du régime des images est autant visible dans leurs formes qu’à travers leurs modes de circulation et leurs usages sociaux (images
virales, téléchargées, copiées, collées, annotées, remixées, etc).
Centré sur ces dynamiques interdisciplinaires, cet ouvrage propose d’analyser les nouvelles figures de l’image interactive. En prenant appui sur l’histoire des arts et des évolutions récentes de la création en réseau, il présente et analyse les oeuvres réflexives et souvent critiques d’artistes qui redéfinissent le statut de la vision et des actes d’images propres à l’ère numérique. L’accent est porté sur la pluralité des modes d’existences des images
numériques ainsi que sur la dimension anthropologique et/ou socio-politique des pratiques artistiques et
activistes des médias.

8/Jean-Louis Comolli. Daech, le cinéma et la mort. Edition Verdier, 2016.

9/Boris Groys. En public : poétique de l’auto-design. PUF, 2015

Nous continuons à considérer l’art en tant que spectateurs, alors que nous en sommes désormais les acteurs.
Tel est l’étonnant constat dressé par Boris Groys, l’enfant terrible de la théorie de l’art contemporaine.
Mais que cela signifie-t-il ? Quelles sont les conséquences, non seulement esthétiques, mais aussi politiques,
de la réalisation de la prophétie de Joseph Beuys, voulant que chacun devra un jour devenir artiste ?
Qu’est-ce qu’un monde dans lequel les créateurs d’images sont en nombre plus important que les spectateurs ?
Pourquoi l’art a- t-il quitté son domaine propre pour investir l’ensemble des dimensions de l’existence, depuis
l’autopromotion des hommes politiques jusqu’à notre propre construction narcissique ? Que reste-t-il de l’art et des artistes une fois ceux-ci devenus le default setting de nos sociétés ? Avec En public, Boris Groys ne laisse aucune de ces questions sans réponse, nous entraînant dans une spirale vertigineuse, qui renouvelle de fond
en comble l’image que nous avions de notre contemporanéité.